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Sujets principaux du laboratoire

  • Interaction hôte-pathogènes
  • Facteur de virulence
  • Protéines de résistance
  • Rouille

 

Perception de pathogènes

L’une des choses que j’ai trouvée fascinante lorsque j’étais étudiant en microbiologie est notre système immunitaire. Plus précisément le processus par lequel nous pouvons produire des anticorps qui reconnaîtront un nombre vraisemblablement infini d’épitopes. Ce système m’a semblé tellement parfait que j’imaginais mal comment un organisme pourrait survivre sans. Et pourtant les plantes n’ont pas d’anticorps pour les protéger. C’est encore plus remarquable si l’on tient compte que les plantes sont sessile et donc ne peuvent fuir les pathogènes ou les conditions adverses. Pourtant, plusieurs plantes vivent plus longtemps que nous et doivent quotidiennement combattent des pathogènes. 

 

La plupart des gens considèrent les plantes comme des organismes moins complexes que les humains mais pourtant elles ont développées un système immunitaire puissant, efficace et complexe que nous commençons à peine à comprendre. En plus de barrières physiques les plantes possèdent deux niveaux de défense. La première ligne est prise en charge par des récepteurs reconnaissant des molécules du pathogène  (pathogen recognition receptors (PRR)), qui sont des récepteurs de surface qui reconnaissent des motifs conservés associés aux pathogènes (pathogens associated molecular pattern (PAMP)). Une fois activé le récepteur va enclencher une réponse de défense de faible intensité appelé ‘PAMP triggered immunity (PTI) qui dans la plupart des cas sera suffisante pour tenir le pathogène en respect.

 

Cependant les pathogènes possèdent un arsenal de facteur de virulence qui vise spécifiquement la suppression des PRR ou les mécanismes de la PTI en aval. S’ils arrivent à supprimer cette première couche de l’immunité le pathogène pourrait remporter la victoire et coloniser la plante. Mais la plante possède une dernière ligne de défense.  Les protéines de résistances (R) de la plantes peuvent reconnaître spécifiquement les facteurs de virulence du pathogènes et déclencher une réponse extrêmement puissante qui inclue l’activation de MAP kinases, la décharge de radicaux libres, l’augmentation du niveau d’acide salicylique et culmine généralement par la réponse hypersensible, un type de mort cellulaire qui prévient la croissance du pathogène. Puisque l’activation de protéine R peut signifier la vie ou la mort pour la cellule leur expression et leur activation doivent être sous un contrôle très stricte.